Réenchanter ou désenchanter les seniors ?
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26-01-2010 |
Le DRH a présenté son plan d’actions concernant l’emploi des seniors au CMNE lors du dernier Comité d’Entreprise. Rassurez-vous, il ne s’agissait pas d’une subite prise de conscience de la part de la Direction mais de la stricte application de dispositions légales insérées dans la loi de financement de la Sécurité Sociale.
Celle-ci prévoit que les entreprises de plus de 50 salariés doivent négocier mais, qu’à défaut d’accord, ce qui est le cas au CMNE, le plan élaboré par l’entreprise sera soumis pour information au CE. ●Historique. Rappelons tout d’abord que l’âge moyen dans l’entreprise est de 40 ans et que 34% de l’effectif est âgé de plus de 45 ans, donc senior aux yeux de la loi.Après 2 réunions consacrées à ce sujet, nous avons vite compris que l’objectif sous-jacent de la direction était de réduire l’impact financier de ce plan. Les mesures phare proposées concernent une augmentation mirifique de la gratification prévue au titre de la médaille du travail (50 points) et un abondement majoré sur le Compte Épargne Temps. S’agit-il là des principales préoccupations de nos collègues ? N’aspirent-ils pas à autre chose ? C’est ce que nous croyons et c’est pourquoi nous n’avons pas voulu apposer notre signature au bas de cet accord. ●Quelles alternatives ? Nos propositions, malheureusement ignorées par la DRH, portaient sur les points suivants : · Renforcer le développement de la transmission des savoirs et le tutorat.· Aménager les fins de carrière en développant des solutions de temps partiel cofinancé par le CMNE et le salarié.· Autoriser les modifications des scénario RTT.· Améliorer les conditions de travail et prévenir la pénibilité. Ces pistes de réflexion étaient ambitieuses. En effet, l’intégration de mesures d’aménagement d’horaires entraîne des contraintes organisationnelles fortes. Le chemin n’était donc pas facile et il aurait été stimulant et innovant de travailler dans ce sens avec l’ensemble des partenaires sociaux, mais face à nous, la Direction a, comme à l’habitude, campé sur des positions minimalistes. ●Accompagnement au changement. En 2009, l’ensemble des directeurs de caisses a suivi une formation sur l’accompagnement au changement. Gageons que Mr Vanderschelden ne l’a pas suivie. A moins qu’en fait, la situation soit plus grave qu’on veut nous le faire croire et que l’entreprise n’ait plus aucune latitude financière. Ce qui expliquerait par ailleurs les retards phénoménaux constatés dans le programme NCA qui était soi-disant prioritaire. Nous espérons nous tromper !■ |